Cruel, invisible et nébuleux! Ce sont certainement les adjectifs qui lui vont le mieux. Le covid long m’a touchée tout comme d’autres millions de personnes du monde entier. Une maladie dont vous avez déjà entendu parler, mais dont nous ignorons encore presque tout, malgré la crise sanitaire que nous venons de traverser. Une maladie que beaucoup imaginent bénigne. Qui relève de la bobologie? Voire de la comédie? Certainement pas. C’est une lutte acharnée qui demande persévérance et résilience pour vaincre l’invisible et l’incompréhensible. Hyperactive et déterminée, j’ai une joie de vivre indescriptible. Pour autant, j'ai dû lever le pied...contrainte et forcée, et ce pour une durée indéterminée.
Irlande, années 80. Un chant d`amour à une sœur lumineuse, à une enfance mélancolique, à un monde perdu qui ne reviendra pas. Dans une petite ville du Donegal, en Irlande, Simon raconte son enfance marquée par une atmosphère familiale intense et souvent chaotique. Entre un père taiseux, une mère douce et éprise de poésie, un frère aîné violent et instable, et Zoé, une petite sœur fantasque et lumineuse, il grandit dans un équilibre précaire. Le roman se déploie comme un récit d`initiation nostalgique, à la fois intime et traversé par les tensions de l`Irlande du Nord en guerre. Zoé, surnommée Bzoing, devient rapidement le centre lumineux de la vie de Simon. Ensemble, ils inventent des rituels magiques sur une plage secrète qu`ils baptisent l`Ackercrique. Ils sauvent un phoque qu`ils nomment Fluffly, reproduisent les constellations avec des coquillages, et fuient l`agitation familiale en jouant à se croire ailleurs. À l`opposé, Rudy incarne le chaos : violent, impliqué dans des activités terroristes liées à l`IRA, il finit par être rejeté par leur père et quitte la maison après une descente de police. À travers des scènes puissamment évocatrices, le narrateur évoque l`enfance comme un territoire de vertige, de tourments mais aussi d`émerveillement. La mer, le vent, la nature irlandaise, et surtout Zoé, sont autant de forces qui apaisent les douleurs de Simon et lui donnent une forme de liberté. Le récit est traversé par le motif du compte à rebours : celui de la vie, des jours qui passent, et des liens qui s`effilochent. Mais c`est surtout un chant d`amour à une sœur lumineuse, à une enfance mélancolique, à un monde perdu qui ne reviendra pas. Âge de lecture : à partir de 18 ans
1835. Gus, un jeune zoologiste, est envoyé par le musée d'histoire naturelle de Lille pour étudier la faune du nord de l'Europe. Lors d'une traversée, il assiste au massacre d'une colonie de grands pingouins et sauve l'un d'eux. Il le ramène chez lui aux Orcades et le nomme Prosp. Sans le savoir, Gus vient de récupérer le dernier spécimen sur terre de l'oiseau. Une relation bouleversante s'instaure entre l'homme et l'animal. La curiosité du chercheur et la méfiance du pingouin vont bientôt se muer en un attachement profond et réciproque. Au cours des quinze années suivantes, Gus et Prosp vont voyager des îles Féroé vers le Danemark. Gus prend progressivement conscience qu'il est peut-être le témoin d'une chose inconcevable à l'époque : l'extinction d'une espèce. Alors qu'il a fondé une famille, il devient obsédé par le destin de son ami à plumes, au détriment de tout le reste. Mais il vit une expérience unique, à la portée métaphysique troublante : qu'est-ce que veut dire aimer ce qui ne sera plus jamais ?
En quelques pages, à la première personne, Annie Ernaux raconte une relation vécue avec un homme de trente ans de moins qu'elle. Une expérience qui la fit redevenir, l'espace de plusieurs mois, la "fille scandaleuse" de sa jeunesse. Un voyage dans le temps qui lui permit de franchir une étape décisive dans son écriture. Ce texte est une clé pour lire l'ouvre d'Annie Ernaux - son rapport au temps et à l'écriture.